L'IA dans la fiction : l'homme face à la machine

Le principe de l'IA a inspiré de nombreux artistes. Entre les années 1940 et 2000, la littérature et le cinéma se sont emparé de ces idées et ont réalisé un grand nombre de productions contribuant à la création d’un monde imaginaire autour de l’idée d’intelligence artificielle en nous projetant dans le futur. Ces productions relevant essentiellement de la science-fiction ont contribué à populariser l'IA.

On voit des robots autonomes dont le comportement révèle une certaine conscience. Dans la littérature comme dans le cinéma, ces entités intelligentes sont souvent vues comme dangereuses, car capables de se révolter contre les humains sert leur propres intérêts. Ces intelligences prennent souvent forme et voix humaine comme dans Terminator de James Cameron ou encore dans 2001 L’odyssée de l’espace de Kubrick mais aussi quelquefois de façon plus abstraite comme on le constate dans Matrix des frères Wachowski. Il y a également quelques rares cas où le robot est un être doté d’une conscience et de sentiments qui le font devenir bon et humain comme dans L’homme bicentenaire de Chis Colombus.

L'IA dans la littérature

Isaac Asimov est incontestablement un des principaux auteurs sur le sujet de l'IA. Au lieu de se limiter à la fiction, il a influencé la réalité avec ses trois lois de la robotique. Auteur à succès, il a été récompensé par une vingtaine de prix différents et laisse derrière lui des dizaines de recueils de nouvelles.

On y trouve notamment le recueil Les Robots (dont le titre original est I, Robot) qui nous montre l'ensemble des rapports souvent conflictuels qu'entretiendront l'Homme et la machine dans le futur. Le sujet du robot en révolte contre son créateur, a souvent été traité dans la science-fiction. Ces nouvelles ont inspiré le film I, Robot. 

Lesrobots

Le grand livre des robots

Dans les années 1950, Asimov publie plusieurs articles ayant pour thème l'intelligence artificielle. Réunis, ils forment une seule grande histoire, le cycle des Robots. Toutes les nouvelles de robotique publiées par le fondateur ont été regroupées dans deux grands recueils nommés Le grand livre des robots.

On peut également citer le roman Destination vide de Frank Hebert publié en 1966, qui relate une expérience visant à créer une conscience artificielle, principe qui relève de l'IA "forte", ainsi que La cité des permutants de Greg Egan paru en 1994 qui aborde le thème de l'immortalité grâce à la conservation de la structure neuronale de notre cerveau sous forme numérique. 

Destination Vide

La Cité des permutants

L'IA a inspiré d'autres auteurs dont les œuvres notables sur le sujet sont Le Cycle d'Hypérion de Dan Simmons, le roman Le Successeur de pierre de Jean-Michel Truong où les machines représentent l'étape suivante dans les évolutions des espèces, et la nouvelle La Sentinelle d'Artur C. Clarke qui a inspiré le film, L'Odyssée de l'Espace.

L'IA dans le septième art

En 1984, James Cameron réalise le film Terminator, un des classiques du cinéma d’action et d’anticipation des années 1980 qui traite du voyage dans le temps et de la menace que pourraient faire naître les robots intelligents. Un Terminator, cyborg surgi du futur, a pour mission d'exécuter Sarah Connor, une jeune femme dont l'enfant à naître doit sauver l'humanité. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi pour combattre le robot, et aider la jeune femme...

 

 

 

Réalisé par Steven Spielberg et paru en 2001, le film A.I. Intelligence artificielle nous projette dans un avenir post-apocalyptique ravagé par le réchauffement de la planète où l’homme a fait du robot une composante essentielle de la vie quotidienne. Pourtant un professeur du nom de Hobby veut aller encore plus loin en créant le premier androïde sensible : un enfant robot capable de ressentir des émotions et des souvenirs. Il offre ce robot à une famille, mais le robot cherche à retrouver ses origines et son identité. 

 

 

 

En 2004, Alex Proyas sort son film I, Robot. Dans le futur, les humains sont ultra-dépendants de robots de pointe programmés à obéir et ne jamais faire de mal, suivant ainsi les trois lois de la robotique. Mais quand un scientifique est retrouvé mort, le principal suspect est un robot humanoïde. Del Spooner interprété par Will Smith est chargé de l'enquête. Inspiré du roman Les Robots d'Isaac Asimov, ce film comporte de nombreuses références à certaines préoccupations contemporaines de l'intelligence artificielle. La réflexion sur laquelle le film se construit s'inspire davantage de la science que de la fiction.

 

 

 L'IA dans les arts : pure fiction ou prédiction ?

De nombreuses œuvres traitent du principe de l'IA qui est devenu un emblème de la science-fiction exposant généralement le robot comme un adversaire de l'homme, reflétant sans doute une angoisse sociétale. Même si on n'en est pas au même stade que dans la littérature et le cinéma, les avancées dans les champs de l’intelligences artificielle sont considérables. Certains films semblent complètement irréalistes mais sont-ils aussi éloignés de la réalité que nous le pensons? L'avancée de l'IA implique une attention particulière pour l'avenir de ce domaine qui pourrait aussi bien devenir un atout qu'une nuisance pour l'humanité.

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